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l'organigramme
Interpellée par la toxicomanie, la délinquance
et l’absentéisme scolaire des jeunes, une équipe
de travailleurs sociaux bénévoles crée en
1982 un centre de jeunes à Aywaille.
L’objectif des promoteurs était
de faire de ce centre un lieu d’accueil, d’écoute,
de rencontre autre que la rue, les cafés ou, les discothèques.
Au fil des ans, le nombre de demandes en matière d’interventions
en milieux familiaux et d’accompagnement de jeunes, qu’ils
soient délinquants, violents, toxicomanes , absentéistes
ou simplement en mal de vivre ne cesse de croître. De plus,
nous constatons que les demandes d’aide ou d’intervention
dépassent rapidement l'hinterland du centre et prennent
une dimension régionale. Ceci s'explique par la mobilité
accrue des jeunes, par les déplacements dus a la répartition
du réseau d’enseignement, par la proximité
de Liège, grand centre urbain lui même proche de
la Hollande et de Maastricht. De fait, les problèmes et
difficultés du public rencontré ne sont pas l’exclusive
d’une commune, ni même d’une région.
Il convient donc de ne pas rechercher des pistes d’actions
à connotation locale mais de donner au projet une dimension
supra locale, qui ne deviendra efficace que lui même inscrit
dans une recherche de partenariat.
A ce moment, nous sommes en 1989,
nous pouvons nous appuyer sur l’aide de travailleurs sous
statut TCT puis Prime, initialement octroyés par le Ministère
Fédéral de l’Emploi et du travail, puis par
la Région Wallonne.
C’est l’époque où se constitue sous
le nom de La Teignouse – du nom d’un
phare Breton, une Association Sans But Lucratif d’étendue
Régionale.
L’objectif principal de cette association
était, sur base du travail et de l’expérience
acquise par le centre de jeunes, de développer un travail
de prévention générale, ou intégrée,
dans six communes de la région. C’est avec les moyens
du bord, et au prix d’une gestion financière hasardeuse
que le travail est entrepris à Aywaille, Esneux,
Sprimont, Ferrières, Hamoir et Comblain-au-Pont.
A partir de 1992, de nouveaux
moyens sont mis à disposition de la commune de Comblain-au-Pont
par le ministère de l’intérieur,
sous la forme d’un projet de lutte contre la délinquance
et la petite criminalité, devenu par après contrat
de prévention. Il aura préalablement été
nécessaire de formaliser un partenariat entre les six communes
puisque défendre au nom d’une seule commune rurale
la nécessité d’un tel projet était
une gageure.
Deux plans drogue, issus du même pouvoir
subsidiant, seront d’abord accordés à Comblain-au-Pont
(1996), puis en 2002 à
Aywaille.
C’est également à partir de 1992 que la coordination
du projet, devenu non seulement supra-local, mais également
et dorénavant fruit d’un partenariat entre les pouvoirs
publics locaux et le secteur associatif, est confiée à
La Teignouse qui pouvait se prévaloir d’une expérience
utile sur le terrain régional. Cette connaissance du terrain,
ainsi que les contacts et relais établis nous donnaient
la possibilité d’établir les liens préalables
à la mise en place d’un partenariat sur lequel appuyer
les actions.
A partir de 1994, quatre autres
communes rejoignent le projet, à savoir Anthisnes,
Clavier, Ouffet et Theux.
Les services offerts le sont dorénavant à une population
de 70.000 habitants.
C’est également depuis lors que
d’autres formes d’actions sont possibles grâce
à l’octroi aux communes de projets, à l’époque
de lutte contre l’exclusion sociale, devenus Plan Sociaux
Intégrés, et actuellement Projets de Prévention
de Proximité, octroyés par la Région
Wallonne. Ces projets se sont petit à petit mis en
place, d’abord à Comblain-au-Pont,
puis Esneux, Aywaille et Sprimont.
Un projet d’accueil parascolaire devenu
Accueil Temps Libre fonctionne également
à Comblain-au-Pont.
Le secteur associatif s’est durant ce
laps de temps enrichi d’un second centre de jeunes (L’asbl
« Centre de jeunes l’Aventure »
à Comblain-au-Pont) et d’une action
d’Aide en Milieu Ouvert, « la
Teignouse AMO », pendant que l’association
« mère » prenait en 1997 l’appellation
de « Service Régional de Prévention
La Teignouse » sous la forme d’une asbl supplémentaire.
La mise en réseau de projets publics
et de projets associatifs nécessitait à l’évidence
la création d’une plate-forme de gestion représentative
des composantes locales engagées à divers titres
dans le projet. D’autant plus qu’au moment de la disparition
au 31 décembre 2001 du contrat de prévention, l’implication
des communes a été sollicitée pour la poursuite
sous d’autres formes d’une partie des tâches.
L’ARPI (Action Régionale
de Prévention Intégrée) asbl a donc été
fondée en décembre 2001. Sa vocation
affirmée est de deux ordres :
- D’une part assurer la coordination et l’articulation
des projets, entre eux et vis-à-vis des partenaires extérieurs,
- D’autre part donner aux acteurs locaux une possibilité
de gestion effective.
Dans un souci de s’enrichir de l’apport
de personnalités issues de composantes sociales variées,
les assemblées peuvent compter sur la présence de
représentants du monde politique, mais aussi économique
et social.
Nous apportons depuis 2002
un soutien pédagogique et administratif aux structures
de coordinations de l’accueil temps libre des communes de
Comblain-au-Pont, puis d’Esneux et de Sprimont.
La commune de Theux quittait le projet en 2003,
alors que Tinlot et Nandrin nous rejoignaient
en 2005, accentuant de la sorte l’axe «
Condroz » de nos actions.
C’est également en 2005 que se développent
deux nouveaux axes importants du travail du SRP La Teignouse,
à savoir le travail de concertation lié
au plan HP de la Région Wallonne, et une reconnaissance
en tant que projet d’insertion sociale
qui permet de mettre en place des actions qui recréent
du lien entre les personnes.
Au terme de ce rappel historique, et à
ce jour, participent au financement du projet global en tant qu’instances
fédérales, communautaires et régionales :
· Le secrétariat permanent à la politique
de prévention du Ministère de l’intérieur,
· La Direction Interdépartementale de l'Intégration
Sociale de la Région Wallonne,
· Le secteur aide à la jeunesse et le secteur jeunesse
de la Communauté Française,
· Le Ministère de l’emploi et de la formation,
ainsi que le Ministère des Affaires sociales de la Région
Wallonne,
· Les communes d’Anthisnes, Aywaille, Clavier, Comblain-au-Pont,
Esneux, Ferrières, Hamoir, Nandrin, Ouffet, Sprimont, Tinlot
Dans notre région, la mise en place d’un
tel programme a été possible grâce aux liens
privilégiés qui se sont instaurés entre l’associatif
et les communes initialement porteuses du projet.
Il aura cependant été nécessaire de vaincre
la traditionnelle méfiance réciproque qui prévalait
entre service public et associations de terrain. Le contact et
la collaboration sont à présent établis,
partout où le dialogue a démontré la complémentarité
des projets et services, et non leur concurrence. Dans nos milieux
ruraux le secteur social est parfois à ce point sous représenté
que le travail à effectuer permet à chaque service
de trouver ses marques et ses créneaux. L’heure n’est
plus à se regarder en chiens de faïence, mais à
envisager sérieusement de mettre en commun toutes les énergies
et tous les moyens.
De même, il est démontré
que si des actions envers les publics à risque peuvent
s’envisager au niveau d’entités urbaines, le
milieu rural et semi rural, qui est en proie aux mêmes phénomènes
de société, ne saurait répondre à
ceux ci que de façon régionale, cela en raison d’une
grande mobilité des individus et de la dispersion ou de
l’absence des structures que l’on trouve rassemblées
en milieu urbain.
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